21.08.2006

Déontologie zero point zero

Instant de grâce ce soir sur TechCrunch France avec un billet consacré à leur annonceur du mois d'aout. Bon, c'est du publl-reportage assumé (et annoncé noir sur blanc, rien à dire), fermé aux commentaires parce que bon l'interactivité des blogs ça va deux secondes mais si c'est pour prendre le risque de vexer un annonceur hein, mais rien qui ne sorte du menu beni oui-oui habituel. On sait juste encore plus que d'ordinaire que l'on peut passer son chemin : ce n'est pas encore aujourd'hui qu'on trouvera un avis indépendant avec un peu de recul.

Là où ca se corse, c'est quand l'original, à savoir TechCrunch US, poste en quasi simultané un très très gros billet sur Sky-Clic, qui se trouve justement être cet annonceur du mois de la version française. Propos élogieux, copies d'écran, offre spéciale réservée aux lecteurs, tout y passe... Mais pas l'ombre d'un mot sur la relation commerciale qui sous tend tout ça... Oh ben tiens surprise, c'est Ouriel, le redac chef de la version française, qui a posté lui même ce super communiqué de presse sur la version US. 

"Bon vous nous avez pris de la pub sur la version française, on va faire un petit effort pour faire un billet...

-Ah la version US, ce serait mieux? oui je comprend, forcément ils ont de l'audience...

- Et sans dire que c'est de pub parce que le vrai éditorial ça endorse grave plus? 

- bon on va voir ce qu'on peut faire mais faudra faire discret hein, si un media "traditionnel" faisait ça on serait les premiers à  crier au scandale avec mon pote Loïc ... hihihi quand j'y pense ... bon, discret ok?"

D.E.O.N.T.O.L.O.G.I.E

 

ps : C'est vrai, nous parlons beaucoup de TechCrunch. Mais c'est parce qu'il est impressionnnant de constater à quelle vitesse ce qui était il y a peu encore considéré comme une référence est en train de se transformer en véritable caricature, de plus en plus encline à céder à la facilité, multipliant les copinages éhontés et confilts d'interêt, incapable de la moindre analyse. Par moments, j'ai l'impression de lire le Journal du Net de la belle époque.  S'il y a une bulle 2.0, elle a trouvé son QG.

 update : un lecteur de TechCrunch US s'étonne dans un commentaire du ton très pub de l'article qui lui est proposé... Comme nous disions, ça commence vraiment à se voir. Plus tard dans la journée, TechCrunch rajoute d'ailleurs un (tout petit) disclaimer... La morale est sans doute sauve de leur point de vue.

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